HEURES D'OUVERTURE

Lundi-Samedi

7.00h-21.00h

 

ADRESSE

Studio "Function4Fit"

Rue Vanderkindere, 214

1180 Bruxelles, Belgique

"Tennisclub Pannebaaltje"

Nieuwpoortlaan

8660 La Panne
function4fit@gmail.com

Tel: 02/218.11.71

Gsm: 0488.21.21.78
 

  • w-googleplus
  • White Pinterest Icon
  • White Instagram Icon
  • White LinkedIn Icon
  • White Tumblr Icon
  • White Facebook Icon
  • White YouTube Icon
NOUS TROUVER

© 2023 by FUNCTION4FIT sprl.

Atteinte de la maladie de Crohn, elle se guérit par l'alimentation

October 26, 2018

 

Dans son livre, Jeanne Deumier, 25 ans, raconte comment elle a réussi à vaincre la maladie de Crohn en changeant totalement ses habitudes alimentaires. 

 

A 18 ans, Jeanne Deumier a appris qu'elle était atteinte de la maladie de Crohn, une pathologie inflammatoire chronique de l'appareil digestif que la médecine ne sait pas guérir.

Huit ans après, elle publie un livre, "Diagnostiquée Crohn", aux éditions Flammarion, dans lequel elle raconte comment elle a réussi à se soigner en changeant totalement ses habitudes alimentaires. 

 

Interview. 

A 18 ans, vous venez de fêter votre bac, et vous vous sentez très fatiguée…

Oui. J'avais mené une vie de jeune normale jusque-là. Mais j'ai commencé à avoir des réactions bizarres : un verre de vin, des chips, me faisaient vomir. Mais comme j'étais insouciante et jeune, je me disais "ça va passer, c'est un manque de magnésium, ou de fer". Mes nuits étaient de plus en plus longues, j'étais pourtant de plus en plus fatiguée au cours de l'été.

Puis j'ai commencé à avoir des douleurs aux articulations, aux genoux, aux chevilles, aux poignets… comme des rhumatismes, qui ne s'expliquaient pas. C'était devenu très handicapant, le mal de mer ne s'arrêtait plus. Je vomissais jusqu'à 20 fois par jour, j'avais perdu beaucoup de poids, je devais commencer une année à la Sorbonne en lettres modernes appliquées, et j'en étais incapable. Je suis allée faire des analyses, on m'a diagnostiquée Crohn. 

 

Quelle est cette maladie ?

C'est une ulcération du tube digestif. Comme une gangrène, qui gagne du terrain, année après année. Elle peut s'endormir, repartir, mais officiellement, on ne sait pas la guérir. Quand les ulcérations deviennent trop importantes, on enlève des bouts du tube. Moi j'avais des ulcérations un peu partout, ce qui ne présageait rien de bon pour mes années d'adulte.

Vous avez d'abord été soignée de manière "classique".

J'ai été suivie à l'hôpital Montsouris. J'ai d'abord pris des corticoïdes, qui ne servaient qu'à masquer la maladie : je replongeais à chaque fois que je baissais les doses à 15 mg. Je suis passée à un deuxième traitement, l'Imurel, très lourd, que je tolérais très mal. 

 

J'avais encore plus de nausées, de vomissements. J'attrapais tous les virus d'hiver. Le médecin m'a alors proposé un troisième traitement, aux anti-TNF, qui m'auraient obligée à aller tout le temps à hôpital avec des effets secondaires plus graves encore.

J'ai la maladie de Crohn : avoir une inflammation de l'intestin, ce n'est pas "chic"

C'est là que vous avez basculé…

Oui, dans le couloir de l'hôpital, en attendant le rendez-vous, j'ai vu un distributeur de Twix, Mars, Fanta… Personne ne m'avait parlé d'un quelconque rapport de ma maladie avec l'alimentation. On m'avait juste conseillé d'éviter les légumes crus qui peuvent favoriser l'inflammation. Mais je commençais à me poser des questions. Ce distributeur, dans un service de gastro, il y avait quelque chose d'anormal ! 

 

Je n'y connaissais rien, j'avais 18 ans, je n'étais pas scientifique, mais j'ai écouté mon instinct. J'ai subitement décidé que je ne suivrais plus ces traitements. Je suis allée voir un ostéopathe, qui, lui, m'a tout de suite parlé de l'importance de l'alimentation. Puis un naturopathe, qui m'a dit la même chose. J'ai aussi fait des recherches sur le web, passé des heures sur des forums où des personnes atteintes de maladies chroniques erraient…

Qu'avez-vous changé concrètement ?

Je partais de rien et du pire ! J'ai commencé par arrêter les fast-foods. Ça, même ado, on sait que ce n'est pas bon. Puis j'ai arrêté les sandwicheries et les paninis, les sodas, les boîtes de gâteaux, les chips. Puis j'ai stoppé les produits laitiers, surtout le lait de vache. J'ai changé mes petits déjeuners : plus de chocolat chaud, de baguette blanche bourrée de sucre, de Miel Pops ou de confitures industrielles.

Avec ma mère, on s'est mises aux légumes et fruits de saison, on a découvert les enseignes biologiques, les marchés locaux. La soupe maison a remplacé les plâtrées de pâtes à la carbonara le soir. En quelques semaines, la fatigue, les nausées sont parties, le sommeil est revenu. Les problèmes de peau que j'avais depuis des années, la pourlèche que j'avais toujours autour de la bouche, l'eczéma… tout a disparu. C'est très difficile de décrire avec des mots, mais j'ai trouvé un apaisement total. J'ai retrouvé l'appétit, repris un poids normal, fait du sport.

Les Français aiment les légumes bio. Et en même temps le cordon-bleu de la cafèt

En quelques semaines ? Ça paraît difficile à croire…

Le temps que je mette tout en place, ça a pris trois mois. Mais en trois semaines, déjà, je voyais la différence. Je ne l'ai même pas écrit dans le livre, j'ai eu peur que le lecteur ne me croie pas ! Et pourtant, c'est bien ce que j'ai vécu…

On se remplit, on ne se nourrit pas. On s'empoisonne. On s'enflamme. On n'est pas fait pour manger toutes ces saloperies ! Il a suffi de redonner à mon corps ce dont il avait besoin, pour le guérir.

Vous dites que vous vous êtes guérie, mais qu'en disent les médecins ?

Quand j'ai eu mes premières coloscopies de contrôle, trois mois après, j'ai eu très peur que la maladie soit encore là. Mais non. Les examens ont conforté ce que je ressentais : je n'avais plus d'ulcération. Tout était nickel ! Et depuis cette date, 2014, je n'ai plus rien du tout.

Vous suivez un régime très strict. Vous racontez dans votre livre combien ça a été excluant, socialement.

Oui, ça a été très dur. J'étais dans une nouvelle école, à l'Efap, dans une promo de 130 personnes. A cet âge, les gens, pour se rencontrer, boivent, fument et se prennent un MacDo… Je me retrouvais seule. Je ne traînais plus à la sortie de l'école pour boire des pots. 

 

Aujourd'hui, c'est différent : je me suis habituée à manger sain. Quand je vois, dans les supermarchés, ce surimi et ce tarama rose fluo, ça me dégoûte ! Et puis, je peux me permettre des écarts : boire de l'alcool ou manger une pizza, sans que ça me fasse retomber malade.

Orthorexie : quand l'envie de manger sainement devient une maladie

Et surtout, le regard des gens a commencé à changer. J'ai 25 ans et de plus en plus de personnes autour de moi prennent conscience que quelque chose ne va pas. Des amis qui s'étaient moqués reviennent en me disant : "Tu avais raison."

Mais la prise de conscience est trop lente. Aujourd'hui encore, quand je recherche "maladie de Crohn" sur internet, je ne vois rien sur la nourriture. C'est pour ça que j'ai écrit ce livre, dans l'espoir de provoquer un déclic dans la tête des gens.

Propos recueillis par Emmanuelle Anizon

"Diagnostiquée Crohn", chez Flammarion, en librairie le 20 septembre. 

 

 

Please reload

Featured Posts

Atteinte de la maladie de Crohn, elle se guérit par l'alimentation

October 26, 2018

1/10
Please reload

Recent Posts

October 12, 2018

April 2, 2017